Nionk oum dee gluk, niek te pleek nah je vaho




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Le Blog de l'Euro 2008
On fait l'bilan
Episode 7
Faire le bilan. Facile. Tout le monde y va de son commentaire. C'est un peu se dire que ça vient à peine de commencer que c'est déjà fini. Qu'on en est encore à deviner quelle équipe va se qualifier alors qu'on sait déjà qui a gagné.

Alors, comme pour clôturer un blog de l'Euro2008 qui a été tout moisi, cet article ferme la parenthèse, en tentant de ne garder que ce qui restera. Et dont ces articles ne feront pas partie.

L'Espagne, ça vous gagne
Au terme d'une finale à l'image de cet Euro, c'est-à-dire bien mais pas top, l'Espagne remporte enfin un titre, 24 ans après leur dernière finale et surtout 44 ans après leur dernier sacre Européen. Une victoire qui récompense une équipe plutôt portée sur l'offensive, mais qui dispose surtout de quatre milieux de grande classe, entre le fraîchement Espagnol de Villareal Senna qui a pris en main le jeu, le duo Barcelonais Xavi-Iñiesta qui est toujours injustement relégué derrière les autres stars du Barca bien plus médiatiques, et Cesc Fabregas, qui aura joué le rôle de joker, plus porté vers l'avant (mais t'inquiète pas, même avec trente secondes de jeu, Wenger l'a trouvé comme le meilleur Espagnol). A ces quatre-là, on peut ajouter Xavi Alonso, et c'est pas de la merdasse. Devant, Villa termine meilleur buteur du tournoi (une distinction complètement débile puisque toutes les équipes n'ont pas joué autant de matches, même si Villa avait eu la bonne idée d'en mettre trois dès le premier contre la Russie), Silva a plus que tenté, Torres a eu du mal à rentrer dans le tournoi et serait sans doute au rayon des déceptions sans son but final.

Quant à la défense, elle se base sur un solide Puyol, un Sergio Ramos qui n'hésite pas à aller de l'avant, sans oublier Marchena ou Capdevilla qui font le boulot sans bruit. Enfin, Iker Casillas est resté irréprochable ; s'il n'a pas beaucoup eu l'occasion de se montrer, il l'a toujours bien fait quand il fallait.

Au rayon des satisfactions, on gardera en tête la Russie, qui a alterné le très bon (contre les Pays-Bas ou la Suède) et le moyen (contre l'Espagne, deux fois). Une équipe peut-être encore trop fragile, mais qui du coup a pu se lâcher, et proposer du jeu. La Turquie également, à qui on trouve les mêmes caractéristiques : un jeu porté vers l'avant, cherchant à gagner avant de ne pas perdre, et tellement outsider qu'elle n'avait rien n'a perdre, jouant le coup jusqu'à la dernière minute.

Et s'il faut garder en tête du beau jeu, et du plaisir en regardant les matches, on peut citer sans problème les Pays-Bas, qui ont montré face à la France et à l'Italie que les matches entre les (prétendues) grandes nations ne doivent pas se limiter à une partie d'échecs. Le Portugal aurait pu prétendre à faire partie de cette liste, mais il aura trop péché par orgueil, où chacun tente de devenir la star d'une équipe pour avoir sa photo dans les journaux, pour finir à goûter le gazon au bout de 4 secondes de jeu ; et j'exagère à peine.

L'Allemagne, ça vous stagne
Si les Allemands ont réussi à se hisser jusqu'en finale, c'est en s'appuyant sur un collectif qui se connait par coeur, et avec des joueurs qui ont réussi à sortir du lot, notamment Schweinsteiger, ou un Ballack retrouvé contre les Portugais (mais qui s'est reperdu aussitôt). L'Allemagne symbolise pour moi l'ensemble de ses équipes pas franchement excitantes à regarder jouer ; s'il est vrai qu'elle est capable de déployer du jeu, elle reste quand même très posée, trop en fait. C'est un choix, qu'on ne peut pas reprocher d'ailleurs aux Allemands puisqu'ils semblent avoir les joueurs pour jouer dans cette configuration.

Mais au-delà des Allemands, peu d'équipes au jeu cadenassé sont sorties du lot : les Grecs, symbole de ce jeu affligeant en 2004 ont tenté de remettre ça en 2008, sans succès ; les Italiens auraient pu aller jusqu'en demi, voire plus, mais sans jamais emballer le jeu et à la faveur d'un pénalty stoppé on sait pas trop comment par Buffon et d'une séance de tirs-aux-but à l'issue d'un inepte Espagne-Italie ; les Français ont bien tenté, mais la configuration de leur jeu les a empêcher de voir ce qui se passait dans les 20 derniers mètres adverses ; les Suédois ont bien essayé de jouer à 4 attaquants, mais apparemment ça voulait pas. Les Tchèques auraient aussi pu passer, mais leur manque d'audace ou l'impossibilité d'en faire plus leur a fait du tort face aux Turcs. Les Croates ont oscillé entre du très bon, face aux Allemands, et le strict minimum face aux Autrichiens, et auraient pu se retrouver en demi-finale sans trop sourcilier, dans un bon mélange entre un jeu défensif efficace et des attaques menées sans attendre l'adversaire (parce que sinon c'est pas du jeu ?).

Et puis il y a les équipes qui n'avaient pas le niveau, parmi lesquelles les Autrichiens et les Polonais, qui ont bien essayés, mais bon, c'était vraiment pas possible. Les Suisses auraient pu mieux figurer, mais étaient un peu trop juste aussi, notamment après la blessure de Frei qui était un peu plus qu'un simple joueur. Les Roumains ont fait penser, à la faveur de leurs premiers résultats, qu'une qualification en quart était possible, mais ils reviennent avec deux nuls face aux Français (qui n'ont pas joué) et aux Italiens (qui n'ont pas été terribles ce soir-là), et une défaite face à une équipe B néerlandaise (sans Babel, toujours), avec un jeu mou comme du pâté.

L'Euro, c'est beau
On retiendra donc dans cet Euro2008 que le vainqueur est un mélange de tout vers l'avant, ce qui n'a absolument rien de dégueulasse, et de jeu posé, avec un milieu fantastique. L'Espagne, mis à part son quart face à l'Italie, aura remporté tous ces matchs en allant marquer des buts et non en attendant un coup franc tout pourri à la 88e (qui consiste aussi à marquer un but, mais sans la classe). Ils ont mis 7 buts aux Russes, ont été chercher un dernier but face à la Suède alors qu'un nul leur suffisait, ont joué à fond le dernier match sans enjeu face à la Grèce ; on est bien loin du tout défensif Grec de 2004, voire Italo-Français de 2006.

Depuis, on assiste à la sortie plus qu'improbable d'un nombre incroyable de supporters Espagnols français, aux quatre coins de rue. On ne s'étonne pas, après, de voir la tête de Raymond Domenech demandée par ceux qui n'hésitent pas à appuyer sur son absence de résultats (finaliste de Coupe du Monde ça doit pas compter) ou sur sa communication foireuse (voire parce que Le Parisien l'a dit) plutôt qu'à cause de son système de jeu. Mais ça, ça s'achète pas à Décathlon.
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