Quand je mange, je peux pas réfléchir




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10e édition
Solidays 2008
Hippodrome de Longchamp - 4, 5 et 6 juillet
Lancé en 1999, le festival Solidays fêtait cette année sa dixième édition, et par la même occasion son 10e anniversaire, donc (vous savez, la perpétuelle histoire des intervalles et des bâtons). La grande majorité des lecteurs fidèles du NazeJournal s'y était donné rendez-vous (ça va vanner sec je sens), et chacun aura donc son opinion sur ces trois jours de festival, mélangeant tous les styles musicaux sur l'ensemble des cinq scènes du site, au coeur de l'hippodrome de Longchamp.

Une édition qui, pour fêter les dix ans mais également pour relancer le festival après une année décevante, a vu l'arrivée d'une nouvelle scène et repensé l'organisation totale du site. Trois chapitaux, deux grandes scènes, deux nuits électro (le vendredi et le samedi), pour près de 150 000 festivaliers ; plus de pass 3 ni 2 jours disponibles, ni de billets pour le samedi. Solidays 2008 affichait donc quasiment complet, il valait mieux préparer son coup afin de ne pas se retrouver au fond de la foule...

Résumé de nos trois jours...
Vendredi 4 juillet 2008

Arrivés dans la longue file d'attente de l'entrée un peu après 15h, l'attente est longue, sans doute trop ; on n'avance vraiment pas, mais bon, il faisait beau, on était content, on a donc préféré improviser un atelier sandwiches, avec étalage de pâté et de brie, tentative de travail à la chaîne plutôt réussi, suivi d'un foutage de gueule en règle d'une conversation en pseudo-anglais classe mais en vrai anglais bouseux. On apprendra plus tard qu'un souci de serveur a bloqué la lecture électronique des billets, bloquant jusqu'à trois heures les festivaliers dans la file. Par chance, on entre sur le site, une fois la fouille bien plus correcte que l'année dernière (juste ce qu'il fallait en fait), à la fin du set d'Empyr. Un sentiment de bonheur nous envahit alors, c'est clairement le signe que le week-end va être bon. J'ai juste le temps de faire une petite photo, de voir le chanteur de Kyo chanter dans ses mains (ou se moucher, je suis pas sur, j'ai jamais su), j'aurais au moins vu ça en vrai sans en subir (trop) les conséquences auditives.


Direction la grande scène "Paris" pour le premier nom que j'avais coché, à savoir Deportivo. Deux albums à leur actif, de trente minutes à peine chacun, on se demande comment ils vont tenir une heure. Pourtant, j'avais envie de les voir tant j'ai écouté leurs albums en boucle avec toute la débilité que ça demande. J'approche de la scène encore facilement à cette heure-là, avec "Les Bières Aujourd'hui S'Ouvrent Manuellement" qui restera comme mon premier titre du festival. Le groupe se déchaîne sans en avoir l'air, le chanteur beugle ce qu'il peut, va slammer tranquillement, profite du soleil, tandis qu'à côté de moi, TiJu m'imite à ne pas tenter de retenir des phrases qu'on connait par coeur. Quelques cris primaires, qui m'ont vite fait comprendre que je pourrais crier tout ce que je peux on m'entendra pas. Une mise en application sur "Paratonnerre", le set se termine avec l'intervention d'un musicien supplémentaire avant que Jérôme (le chanteur) ne finisse en sautant sur la batterie.


C'est le début du festival, il est encore facile de se passer de concert en concert, et du coup je suis bien placé pour un des groupes que je voulais absolument (re)voir : Girls In Hawaii. Alors que certains font la queue depuis plus de deux heures pour rentrer (et que certains la feront plus de trois heures en tout, suite à une panne du serveur WiFi qui permet de scanner les billets, MiTcX n'ayant pu proposer ses services pour coder un truc dans le noyau), les six Belges arrivent sur scène dans une configuration habituelle, écrans de télé et micro-téléphone. Tandis que les premières vannes fusent, qu'on essaie de me faire comprendre que Girls In Hawaii c'est vraiment nul (sous le seul prétexte que j'aime beaucoup), le groupe passe en revue ses singles "This Farm Will End Up In Fire", "Bored", mais aussi "The Fog", "Birthday Call", "Colors" ou "Bees & Butterflies", en écartant juste un "Short Song For A Short Mind" qui aurait pu convenir à un public en attente de festif. Un set où le côté planant a été mis en avant, qui n'a pas suffi à séduire mes irréductibles détracteurs, mais qui m'a forcément bien plu. Tant pis pour Xavier Rudd que j'aurais bien été voir, et qui a parait-il été excellent.


Retour à 19h vers la grande scène Paris pour le concert des Hoosiers qui commence à peine quand on arrive. Le trio débarque avec des lettres formant leur nom, dans leur univers très coloré et cartoon. Sur scène, une grande armoire de laquelle sortiront deux musiciens en costume de squelette, après l'ouverture sur le single "Worst Case Scenario". Doucement, le groupe met le public dans se poche, avec du pop-rock britannique tout ce qu'on fait de plus classique, mais agrémenté de touches plutôt sympa, entre les enchaînements en vocalises, les courses poursuites des squelettes pendant un réussi "Cops & Robbers" repris par le public, tout comme le final sur le tube "Worried About Ray". Au final, on retiendra la bonne humeur mise par le groupe qui, non, n'est pas celui de Ben Stiller.


La foule commençant à rentrer sur le site, le Dôme s'est déjà complètement rempli pour l'Australienne Micky Green, sur laquelle on disserte autant sur son physique que sur la qualité de son set. De loin, on se demande si on a raté grand chose, tant les chansons paraissent répétitives ; mais bien difficile de juger. Du coup, c'est de loin et en mangeant un sandwich au pain mou à 6 euro qu'on reconnait de loin le single "Oh !" de la demoiselle, sans plus de regret de ne pas l'entendre de plus près. C'est d'ailleurs le temps pour nous de faire une petite pause, histoire de manger un peu après trois concerts vraiment prenants et plaisants (ok, ok, je sais que vous n'en comptez que deux...). On voit de loin Moriarty, dont je suis pas vraiment fan, sous l'un des deux petits chapiteaux pas encore tout à fait plein. On reste un gros quart d'heure, on sert d'allée de passage à ceux qui veulent aller devant quitte à arracher des bras, puis on se pose vraiment, entendant d'une oreille discrète la reprise d'"Enjoy The Silence", l'occasion de me lancer des regards rieurs, j'ai apprécié, merci.


On traine un peu, puis, vers 22h, direction l'autre petit chapiteau où joue le duo Clermontois Cocoon. Pas de chance, le douce folk du groupe ne dépasse pas le cadre du chapiteau déjà plein, et impossible de rentrer. Après un quart d'heure de tentatives vaines où un mix improbable entre l'image d'un duo piano / guitare feutré et le son des Américains de Vampire Weekend dans le grand Dôme, on laisse finalement tomber. On se promène un peu sur le site, un coup d'oeil dans le Dome "histoire de", mais toujours de loin, et retour du côté des deux grandes scènes ouvertes, où se tient scène Paris le concert des Têtes Raides. On voit que les gens sont rentrés, la fosse est noire de monde, reprenant les airs du groupe, fêtant Ginette comme il se doi(g)t. Impossible d'aller plus loin que le lointain passage en plastique, mais sans plus de regret que ça, la fête l'ayant atteint (comme la tarte).


La programmation de la fin de soirée est moins de nôtre goût, ce qui nous empêche pas de suivre à l'écart de la masse le concert de Patrice, se prolongeant un peu plus que prévu, d'abord allongé par le discours de Luc Barruet (directeur-fondateur de Solidarité Sida) qui au passage s'excuse pour l'attente à l'entrée, avant de disparaître poussé par le rappel de Patrice accompagné d'Ayo, qui, même sans voix, a fait reprendre à la foule des "Solida-ays". Alors que Ju décide de ne pas profiter de la soirée électro (pour aller picoler, c'est ça hein, avoue), j'insiste pour aller voir le premier concert de cette nuit qui fait face à Vitalic Live, celui des Midnight Juggernauts.


Juste aidé par Isa, je tente de convaincre TiJu de tendre l'oreille sur un groupe que je sais éléctro avec des prouts numériques. Pourtant, sur scène, le groupe dégage une énergie incroyable, le batteur donne tout ce qu'il a (façon de parler, on n'a pas récupéré ses vieux slips non plus), le côté rock prend le dessus sur l'électro. Le tube "Shadows" raisonne sous le chapiteau, les gens s'amassent de plus en plus, on voit même des déhanchés plus que graciles, ce qui a le don d'émoustiller un MiTcX tout fringant, tandis que je suis agréablement surpris de voir que TiJu libère quelques-uns des headbangs qu'il réservait pour le concert des Subways du lendemain. Le concert des Midnight Juggernauts restera comme ma découverte live du week-end, avec une grosse patate, une dose d'électro comme je les aime (oui, je sais, mais je vous merde) sans trop déborder. Du miam en barre pour ma soirée, qui se termine ici ; pas de nuit électro cette année, un compromis obligatoire pour ne pas finir sur les rotules, alors que tout le monde commence à vaciller et que le programme des deux jours à venir est copieux.



Samedi 5 juillet 2008

Copieux, c'est aussi le cas du TiJu Burger du petit déjeuner à la double ration de Nutella, ingurgité une fois que les quinze ou seize première tentatives de réveil furent passées. Même si la technique du foirage de sortie du périph pour faire un demi-tour était osé, la nuit a été assez longue pour être reposante, et après le désormais traditionnel atelier sandouiche et l'achat de ponchos pour se prémunir face à la pluie (comme celle du matin même), direction l'hippodrome de Longchamps. Une sorte d'omertà plane sur le groupe, histoire de faire une Empyr-like et d'arriver pour les dernières notes du concert de Cali programmé à 15h (le monsieur devant se trouver à Thonon le soir même). TiJu est content, on l'a raté, même s'il était certain que pour le voir, il fallait arriver bien avant.

Peu importe, LE grand moment de la journée est à venir : le concert des Subways sur le scène Bagatelle, le moment tant attendu par TiJu. Une heure et demi à attendre devant la scène, pour être sûr de ne rien rater. MiTcX nous rejoint alors paré d'un superbe t-shirt de geek (comme à son habitude, enfin, lorsqu'il est habillé), tandis qu'on essaie difficilement d'expliquer à Marie combien les Subways c'est bon, c'est débile, ça crie, mais oui, c'est bon. Si bon que TiJu commence à douter, à se demander si on en attend pas trop, alors que les voiles Solidarité Sida se décrochent face au vent. 17h, le trio arrive sur scène, Billy est déjà torse nu et crie à pleins poumons "Soliiiiiiiidays" pendant les premières notes de "Kalifornia". Suivent "Young For Eternity", des nouveautés comme "Alright", "I Won't Let You Down", "Shake ! Shake !" ou "Girls & Boys", et les gros titres du premier album : "Oh Yeah", "Mary", "I Want To Hear...", "With You" et le final extra-large ("twice long, twice loud, twice craaaaaaaaazy") "Rock'n'Roll Queen" avec son couplet en français, sur lequel Billy improvise un concours de cris dans la foule. Cette foule qui aura repris les tubes le plus fort possible, provoquant des slams en pagaille et des mouvements de foule à en coller une jeune demoiselle fort sympathique au devant de TiJu qui n'en demandait pas tant (jeune demoiselle à la queue de cheval, fais nous un signe, il est malheureux depuis, t'imagine pas). Les trio fait le spectacle, Billy crie comme un cinglé, nous qualifie de public le plus sexy (et le plus "crrrrrraaaaaaaaazy") ; Charlotte fait sécher ses cheveux en les secouant très fort tout le temps, et Josh tape fort et bouge aussi des cheveux. On sort défoulés, on peine à retrouver nos neurones qu'on avait laissé sur le côté, et Marie qui s'est enfui (elle a du avoir peur de notre transformation en fait). De l'autre côté de Solidays, Ju est absorbé par le concert d'Asa et de ses musiciens, qui devait être vraiment bien aussi, mais bon, les Subways, faut nous comprendre, c'est tout un symbole pour nous...


Ce samedi étant affiché comme complet, c'est sans surprise que le site est plein à craquer. Le concert d'Hocus Pocus emballe la foule, mais impossible de voir quelque chose en dehors des écrans géants, sympa pour dépanner mais qui n'ont évidemment rien à voir avec l'ambiance proche de la scène. Une demi-heure à profiter au loin de ce set, puis direction les wa-wa. Il fallait vraiment avoir envie pour tenter de lâcher trois gouttes dans les quelques sanitaires du site, tant la queue (sans jeu de mot) était longue. Une bonne heure d'attente, dont une demi-heure à profiter du show de Grand Corps Malade (oui, j'ai fait la queue pour le pipi sous les yeux de Grand Corps Malade, la classe hein). Assez pour confirmer que j'aime pas, et au moins je peux dire que j'ai fait l'effort d'écouter. Au bout d'une heure d'attente à voir des pipis le long des barrières (garçons ET filles), enfin sortis, on va rejoindre à l'autre bout TiJu et MiTcX qui ont tenté d'approcher le concert de MC Solaar où sont Ju et Ben. Tout comme pour les Têtes Raides la veille, impossible d'approcher sans avoir attendu longtemps à l'avance où forcer le passage. On restera loin, et surtout on comprendra que pour les concerts suivants, il faudra y aller à l'avance sous peine de ne rien voir du tout. Impossible cette année de naviguer de concert en concert, il faut prévoir et sélectionner.

On profite donc des premières notes du concert d'Asian Dub Foundation en terminant un paquet de chips (c'est tout ce que ça te fait ?), et on part vite, étant donné que ADF, c'est pas du tout notre truc. Mais alors pas du tout. On en profite pour aller manger un autre bout de pain mou, en passant devant le trop petit chapiteau d'AaRON, déjà plein ; inutile de penser entendre quelque chose à l'extérieur. Au mélancolique du duo parisien, on préfère donc le concert de Thomas Dutronc plutôt que ceux de Yaël Naïm ou Bumcello, une sorte de pari, qui sera assez payant ; bien placés, le concert est plutôt réussi, avec le titre "J'aime Plus Paris" quasiment d'entrée, les gens (à queue de cheval - non rien) tapent des mains, s'enthousiasment pendant une grosse reprise (en durée, hein) des "Triplettes de Belleville" ou de la mélodie de l'"Eté Indien", où Thomas Dutronc se fond parmi ses excellents musiciens colorés. Un concert sympathique, sympathoche même, assez original par rapport au reste de la programmation.


Puis vient l'heure du concert des 10 ans tant attendu. Une foule immense, mais tout me monde s'y masse, espérant voir un moment d'anthologie, quitte à fixer l'écran géant. Première grosse grosse star, Sébastien Folin vient ensoleiller l'hommage aux bénévoles ainsi qu'aux hommes de l'ombre de Solidays, en compagnie de Marco Prince. Enfin, Luc Barrouet annonce le premier artiste, Grand Corps Malade, qui fout pas vraiment l'ambiance, mais qui fera finalement office d'ouverture de cérémonie. S'enchaînent les duos, dont ceux de Asa et Yael Naïm, Jeanne Cheral et La Grande Sophie, Renan Luce et Raphaël. Une ambiance qui peine à monter, malgré une reprise de Téléphone ("Ça c'est Vraiment Toi") par Jeanne Cheral et Didier Wampas plutôt bien suivie. Hocus Pocus et C2C viennent executer un set de DJ qui a l'air de plaire, tandis que DJ Zebra assure les transitions avec classe, comme d'habitude, et aura même le don de mettre l'ambiance manquante avec du Blur, du Nirvana ou même, oui, oui, du Franz Ferdinand.


Louis Bertignac rejoint Raphaël pour deux chansons avant de mettre tout le monde d'accord sur une reprise de Cendrillon à la sauce "So Lonely" de Police, avant qu'Asa et un Tété qui avait l'air ailleurs ne terminent la session de "variétés", puisqu'il semble que ce soit le terme qui colle le mieux jusque là. Joey Starr et Kool Shen arrivent alors, beuglant un peu mais sans en faire trop, balançant deux chansons ("Qu'est-ce qu'on attend..." et "On est encore là") avant de partir et de laisser la place aux autres artistes pour un final "We Will Rock You" orchestré par Zebra (alors que certains pensaient voir un mini-concert de NTM pourtant jamais annoncé). Au final, un concert pour marquer le coup, pas complètement mauvais, mais auquel il manquait un petit plus (qu'on a vu par moments quand même) pour mettre tout le monde d'accord ; une tâche difficile tant le panel des artistes - et du public - était varié. Une bonne ambiance quand même, où on aura interpellé "Luc ! Luc !" (non c'est "Simon"), puis aidé un groupe à retrouver "William" en criant son nom (ça a marché ?), puis Patricia, enfin "Patoche", "Papat'" quoi, et en tentant de faire naître la rumeur de la *grosse* surprise Cindy Sander, bientôt relayée à la sauce Bernard Minet.

Notre journée se termine là, sans passer du tout par la case electro, mais en improvisant une course de mini-trains, accrochés aux sacs-à-dos les uns des autres, et en doublant allègrement et dans les règles de l'art et à la limite du correct les autres locomotives pas assez échauffées (on s'en fout, on a gagné).


Dimanche 6 juillet 2008

Après un retour un peu foiré au niveau des sorties (c'est beau la Tour Eiffel la nuit), la nuit du dimanche se prolonge avec un petit dej' pas super tôt, et un départ un peu avant 15h et la quatorzième sortie de route de Felipe Massa, Ben voulant absolument voir ses amis de la Chanson du Dimanche (laule, c'était bien la peine de se foutre des Fatals Picards tiens). Passage rapide au contrôle des bracelets et à la fouille, direction les rigolos du net (qu'ils en profitent) pour Ben, Isa et Ju, direction l'attente de Java pour TiJu, Marie et Moi. Après moultes jeux plus qu'interessants (entre le volley-bouchon et le mettage d'herbe dans le dos), MiTcX arrive tel un touriste à la Apple Expo. Le groupe Parisien arrive enfin, et on est tellement bien placé qu'on oublie très vite l'idée de quitter cette place pour aller voir un bout des Ting Tings à l'autre bout du site, tandis que Richie Havens ravit ceux qui n'ont ni le béret ni la casquette fluo (qui a dit "mais du goût" ?). De notre côté, on perd très vite MiTcX parti se placer pour les Cowboys Fringants (c'est bien aussi la peine de se foutre de ma gueule quand j'écoute des canadien(ne)s), puis un peu plus tard Marie qui confirme que la foule s'est bien massée derrière nous.


J'en fais part à TiJu et involontairement à un jeune bien jeune dans sa peau, qui demande confirmation avant de demander si on aimait bien leur dernier album, à Java, hein (ce à quoi une réponse plus que rapide fut fournie, avec la classe et le talent de la fin de la conversation forcée). Sur scène, Java joue principalement ses derniers titres, du coup j'ai pas de honte à ne pas les connaître, moi qui voulait voir ce groupe en live alors que j'ai jamais pris le temps d'écouter leurs albums. On a le droit au (parait-il) traditionnel quart d'heure musette ("allez-y messieurs, invitez les filles à danser, elles n'attendent que ça" dit-il avant de tomber sur mon visage et de se raviser, lui étant bien entouré). Quelques classiques font leur apparition, dont "Au Poil" et le final "Sex Accordéon et Alcool", pour un set bien énergique et qui fout la patate pour le reste de la journée.


Choix cornélien ensuite entre des Cowboys Fringants si attendus qu'on peine à voir l'écran géant, et Yelle qui a mis son plus beau legging pour séduire un des deux chapiteaux centraux. Du coup, on en profite pour s'asseoir un peu, manger des radis qui piquent beaucoup avec Saïd l'OVNI, profiter de l'ambiance près du saut à l'élastique et écouter d'une oreille distraite les Québécois. Je presse pour ne pas louper Sharko après, et prend les devants en laissant les plus réticents à la pop Belge devant le folklore Canadien (vraiment hein...). Petit chapiteau également, pas trop rempli grâce aux rappeurs de Psy 4 de la Rime et aux indéfinissables Foals sous le Dôme (que j'aurais bien été voir aussi, rah). David, le chanteur, nous la joue groupe anglais qui ne pige pas le français, et, à une dizaine de mètres à peine de nous ("nous", c'est-à-dire ceux qui ont eu la bonté de m'accorder une dernière chance ou qui ont eu de la pitié, j'avoue hésiter), entame les titres plus ou moins rocks, en commençant par "Rip Off", puis - entre autres - "Motels", "Spotlite", "Excellent" ou le titre dont je suis trop trop kikoolove, "I Went Down". David joue avec le public, demande combien de temps il reste alors que je vois qu'autour de moi de moins en moins de monde me presse (je m'étais lavé, je précise). Je sors en étant content d'avoir enfin vu ce groupe, avec un jugement un peu faussé tant j'ai écouté et aimé ce groupe, mais en tout cas pas déçu du tout.


Je cours rejoindre les autres vers la grande scène, lançant une multitude de regards langoureux aux jeunes demoiselles qui me croisent et qui ne me le rendent pas (non je déconne là, oh, les mecs) pour le concert d'IAM. Impression incroyable que tout le monde, quelque soit l'âge et le style, connaît les paroles des grands standards du groupe, pourtant pas si facile à ingurgiter ("Petit Frère", "Nés Sous La Même Etoile", "L'Empire du Côté Obscur" sans oublier "Le Mia") auxquels viennent s'ajouter des titres plus récents comme "Rap de Droite" ou "Ça Vient De La Rue", rebaptisé pour l'occasion en "Jean-Luc Delarue" et le classieux "Ça Vient De Ton Cul". On voit que le groupe se fait plaisir à être là, AKH réagit même au saut à l'élastique en face de lui, tandis que le public hurle les refrains connus par coeur. On sent que la fin se rapproche, tout le monde semble se lâcher et apprécier le concert, tandis que IAM rappelle l'importance du message de Solidays et en particulier sa mixité et sa diversité, avant de terminer sur "Demain C'Est Loin".


C'est tellement loin qu'on ne l'entendra pas, partis, MiTcX, TiJu, Marie et moi, pour tenter de voir un peu de The Gossip sous le Dôme alors que Ju, Ben et Isa sont au concert de Toots. Pas vraiment compliqué vu la corpulence de Beth Ditto, mais la foule se masse pour le dernier concert remuant du week-end. MiTcX me prie de le prévenir lors des chansons connues ; The Gossip, avec à la batterie une demoiselle vêtue d'un superbe t-shirt puisqu'il est à l'effigie de Depeche Mode (avec le logo de Some Great Reward, c'est important), attaque avec le single "Listen Up !" qui fait déjà sauter tout le monde. MiTcX ne connaissait pas, je lui précise que le gros single arriverait normalement à la fin. En attendant, en une heure, Beth Ditto enchaîne les montées, donne tout ce qu'elle a - et c'est peu dire -, se déchaîne tout comme le public totalement acquis. Il fait chaud, elle aimerait dire dans son habit transparent laissant plus que deviner ses sous-vêtements que le coucher de soleil est magnifique, puis rattaque, avant de terminer sans LE tube. Sauf que nous, on est pas con, hein, oh. Cris, appludissements, re-cris, woohoos, et revoilà les quatre sur scène, avec Beth qui n'est plus qu'en sous-vêtements pour un "Standing In The Way Of Control" génial, qui met tout le monde en transe, tout le monde se met tout nu, et... ah non. Tout le monde saute et regarde la chanteuse simuler un saut dans le public après être monté sur les enceintes, avant de dire "non non je déconne" et de rassurer une bonne cinquantaine de personnes qui se voyaient déjà très très mal finir la soirée.


La nuit tombe, et on termine tranquillement et de loin avec Tiken Jah Fakoly et ses couleurs africaines. Il y a du monde, mais on est loin de tout ça, on suit à travers l'écran géant, alors que Ju et MiTcX tentent de s'enivrer du parfum de l'Afrique. Le coup de barre approche, mais pour terminer sur une bonne note, on s'invite à la dernière danse sur un interminable "Ouvrez les Frontières" habillement déguisé en "Ouvrez les Fanta", rendant hommage en peu de temps à tous les styles qu'on a pu croiser en trois jours. Les bénévoles arrivent sur scène à la fin du concert, pour une dernière ovation méritée, et un grandiose "I Will Survive" que je trouve d'ordinaire d'une beauferie infime (et infâme) et qui prenait ici un sens si particulier, entre le pétage de câble en règle et les pas de danse improbable d'un Ju déchaîné. Dernier petit train de sac-à-dos (qu'on maitrisait forcément beaucoup mieux et qui forçait le respect), coucous à deux mètres des bénévoles en sortant sur fond de "Odiiiile" repris par une autre festivalière, avant de se dire au revoir. Retour chez nous, avec un dernier élan de solidarité en ramenant deux djeunz jusqu'à Porte Maillot (obligé d'être solidaire avec des jeunes qui ont même pas eu peur de ma gueule), et puis retour à la vie normale, plein d'images dans la tête, plein de "Soliiiiiiiiiidays" aussi, de chansons des Subways, de glaces pillées, de "Vous êtes où ?" (phrase la plus utilisée du week-end, suivie de près par "Tu sers à rien" et "Quoi t'aimes pas les Subways" - je compte pas les "Yeeeeeah"). On accroche le poster pour les souvenirs, mais ils sont bien gravés.


Et les autres alors ?
Et pour que tout le monde ait son mot à dire, j'ai envoyé un mini-questionnaire à chacun, dont voici les réponses. Un grand merci à tous ceux qui ont joué le jeu, et merci aussi à tous pour ce super week-end, notamment à Ju et Isa pour le dodo.

Banjo (Ben)

Les trois concerts à retenir :
- Moriarty
- Asa
- Xavier Rudd

Les bons moments (musicaux ou autre) :
- L'arrivée au festival
- Reprise de Feeling Good (Nina Simone) par Asa.
- La chanson du dimanche qui a fait assoir tout le monde, c'était rigolo.
- La chanson "I Will Survive" (c'est pour déconner mais je revois Julien à fond dedans et ça me fait triper)
- En général, très bonne ambiance, plein de bons sons.

Les déceptions / coups de gueule :
- Pas de Césaria Evora
- Un peu trop de monde (c'est dommage, j'ai pas pu assister de près à tout les concerts que je voulais)
- Trop de bons concerts en même temps (faut faire des choix ...)


MiTcX

Les trois concerts à retenir :
- Les cowboys fringants ! je les avais dans ma playlist, mais en live... c'était enormous !
- Midnight Juggernauts, bon son, bonne découverte
- The Hoosiers, j'ai bien aimé Ben Stiller et les lettres à la google

Les bons moments (musicaux ou autre) :
De bons moments ? revoir des potes sympas ! et en découvrir d'autres ;)

Les déceptions / coups de gueule :
Petite déception, le retour à la normale... dur dur le lundi... (attention aucun jeux de mot ici... quoique...)
Y avait pas énormément de groupes rock-ska-punk français.
J'ai pas eu le temps de faire le saut de l'ange aussi tiens...


ackyfr

Les trois concerts à retenir :
-Richie Heavens
-Toots
-Patrice

Les bons moments (musicaux ou autre) :
Bumcello featuring didier super (wampas)
Concert des 10 ans, NTM et IAM dans le même week end.

Les déceptions / coups de gueule :
rencontre avec mbcfs2
1h30 de queue le vendredi soir pour rentrer !


Marmatte

Les trois concerts à retenir :
-Richie Heavens
-Toots
-Hocus pocus

Les bons moments (musicaux ou autre) :
- bumcello
- NTM
- IAM
- solaar (les vieux morceaux)
- asian dub (pas vu assez mais j'ai kiffé le peu que j'ai vu)
- le chili con carne, un délice
- l'ambiance générale du festoche

Les déceptions / coups de gueule :
- mbfcs2 coincé du cul
- le kebab dégueu et hyper cher, c'est honteux
- la queue le 1er jour
- le concert des 10 piges (à part bertoche et NTM)


Ju (Shifty)

Les trois concerts à retenir :
- Tiken Jah Fakoly
- Xavier Rudd
- Asa

spécial :
- IAM (ca fait 4 mais je trouve que leur concert était vraiment sympa, je pense qu'il a bien été accueilli meme par les gens qui ne sont pas des fans de la première heure, comme moi, on a pu voir que les paroles étaient dans toutes les bouches... pas de mauvais jeux de mots !!!)

(je peux aussi répondre pr tiju : en 1: Subways, en 2 : Subways et en 3, bah Subways qd meme ;) )

Les bons moments (musicaux ou autre) :
La locomotive :D ... Blague à part, les discours et hommages aux bénévols avec la traditionnelle chanson "Aïe ouil soeur Vaïve"...

Les déceptions / coups de gueule :
La coupe de cheveux et le bandeau d'Antony !!!!!!!! !!!!!! !!!!!!! !!!!!! :D
La déception sera surement le merdoiement à l'entrée le vendredi soir, certains ont attendu 3 heures... ouïlle ouïlle ouïlle !!!!
et peut-être les prix un peu élevé de la bouffe sur le site ... mais ca tu peux choisir de te faire des ju-burger ! donc c'est pas si grave...


Antony (mbfcs2)

Les trois concerts à retenir :
- The Subways
- Midnight Juggernauts
- Girls In Hawaii

Les bons moments (musicaux ou autre) :
Le petit train, les conneries reprises par les autres festivaliers (toutes les répliques de Les Nuls, la recherche de Patoche avec les yeux des gens qui la cherchaient vraiment en nous entendant, la rumeur Cindy Sander), le mec qui trippe sur les radis trop forts, TiJu qui se retrouve à presque enlacer une fille trop bien pendant The Subways, la dame devant pendant Dutronc qui a rien vu, enfin j'espère, pas de gros lourds bourrés, le final de The Gossip, Shadows des Midnight Juggernauts, l'Empire du Côté Obscur, TiJu qui s'affale sur l'herbe devant Deportivo comme si, bon, bah c'était à la télé, les Ju et TiJu Burger, le plaisir de retrouver certaines habitudes (TiJu qui se lève en 8 fois), les sandwiches pas mouillés.

Les déceptions / coups de gueule :
L'attente au pipi-room, l'impossibilité d'aller de concert en concert tranquillement, le ratage des Ting Tings, de Foals et un peu aussi de MC Solaar.


TiJu (Lord_Jago)

Concerts :

    1. Les SUBWAYS, quelle surprise ! Et n°1 à des années lumière des autres.
    2. Gossip : quelle chanteuse ! quel coffre ! Énorme !
    3. Java pour l'ambiance / Midnight Juggernauts pour la découverte

Bons moments :

    * Les petits déj tous ensemble
    * L'attente pour Java avec le lancé de paille pas fraîche
    * Dire "tu sers à rien" à Antony, ça fait toujours aussi plaisir
    * Voir que mon binôme a toujours autant la classe en peignoir, ça n'a pas de prix !
    * Les "on est faché !" de Marie
    * Le petit brin de nostalgie au moment de dernier concert
    * Et la fucking good ambiance du concert des Subways avec notamment :
         o "Solidaysssssssss, show me how fucking crazy you are !!!!!!!!!"
        o "Yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh"
        o "Merci bocuuuuuu"
        o "Yeah Yeah Yeahhhhhhhh" (très très différent du "Yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh" déjà cité auparavant)

Déceptions / coup de gueule :

    * La Heineken coupée à l'eau : un scandale
    * Java qui a joué un petit trop de nouvelles chansons à mon gout
    * On s'est pas dit au revoir un peu à l'arrache pour des gens qui se voient tous les 6 mois ?


Marie

Les trois concerts à retenir :
- The hoosiers parce que même si on connaît qu'une chanson de l'album c'est bien festif quand même!
- Thomas Dutronc (voir réponse précédente)
- et... les Subways ? oui mais assise dans l'herbe :)

Les bons moments (musicaux ou autre) :
- "truth's been told ...lalala" à fond les manettes pendant les hoosiers parce que je connais que celle-là mais trop bien!
- le jeté de paille devant Java
- quand on etait autour de la table dimanche soir au dernier concert...
- les "marie tu dors" et les "marie tu boudes" à 5h du mat'...

Les déceptions / coups de gueule :
- je suis obligée de citer l'épouvantable épisode de la queue des toilettes en étant forcé d'écouter grand corps malade.
- le pot de ketchup vide qui m'explose dans les mains alors que mon sandwich bien sec en aurait eu bien besoin...

L'album photos
Commentaires battus
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mbfcs2 le 11.07.2008 à 01:07 [#1]
Je crois que je suis rhabillé pour l'été.
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MiTcX le 11.07.2008 à 22:34 [#2]
oui, c'était bien ce festival ! contant de vous y avoir retrouvé (oui je vouvoie) .
Bon résumé, bravo.
Soooolidaaaays u're craaaaazyyyyyyy ! yeahhh tabernacle une fois.

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mbfcs2 le 11.07.2008 à 23:04 [#3]
t'as oublié l'accent jamaïcain.
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Lord_Jago le 15.07.2008 à 10:48 [#4]
Solidaysssssssssssssss !!!! Show me how fucking crazy you are !!!!!! Yeahhhhhhhhh !!!!
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MiTcX le 15.07.2008 à 22:52 [#5]
rasta faraillllle man. et pis je suis pas à poil merde dans cet article ! enfin, je m'en serais souvenu...non ? j'ai fait des truc ?
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mbfcs2 le 15.07.2008 à 23:40 [#6]
bah c'est pas avec la bière sans alcool que t'aurais pu... Si y a quelque chose qui aurait pu te saouler c'est plus moi en fait (concordance des temps non assurée)
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MiTcX le 16.07.2008 à 19:18 [#7]
nan ça va. mais j'ai compris tes appels. Si t'as encore 3 minutes, je suis preneur (clin d'?il malicieux)
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mbfcs2 le 16.07.2008 à 19:40 [#8]
3 minutes ? T'es bien généreux. En plus les oe ils passent pas chez moi, c'est moche.
Posté par
MiTcX le 16.07.2008 à 21:48 [#9]
prélim inclus hein.
je vois ça... du coup tu loupes plein de mots super beaux, genre...?strogène, ?dipe, et surtout ?nologie !

Posté par
mbfcs2 le 16.07.2008 à 23:13 [#10]
Rien que choeur et coeur, c'est chiant. Mais bon pour les choeurs des Subways, il suffit de dire "Oh Yeah Oh yeeeeah", ça parle plus.

Tiens, TiJu m'a pas encore filé son résumé. J'y crois, pourtant.

Posté par
Lord_Jago le 17.07.2008 à 11:19 [#11]
Have you ever seen the light?
Don't you wonder where I hide?
I will live, then I will die
I will keep you on my mind

Oh yeah ! Oh yeahhhh !

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mbfcs2 le 17.07.2008 à 11:46 [#12]
Je crois que c'est "oh yeaaaaaaaah oh yeeeeeeaAAAAAAHHHHH", mais je peux me tromper.
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mbfcs2 le 17.07.2008 à 23:15 [#13]
Etonné que TiJu se souvienne des ptits dej, j'aurais pas parié.
Posté par
Lord_Jago le 17.07.2008 à 23:23 [#14]
Mais comment oublier ce moment de communion tout à fait exceptionnel où on pouvait palper une harmonie totale entre les participants de cette petite réunion matinale visant à s'alimenter en vue d'une journée chargée d'évènements et d'émotions ???
Merde ! Et sinon ya pas subways dans les tags ???

Posté par
mbfcs2 le 17.07.2008 à 23:39 [#15]
En même temps tu sais, les tags, je les mets plus pour déconner, mis à part les deux trois importants quand le sujet est très précis.
Ah, ce moment de communion où, à un moment, sans trop savoir pourquoi, l'envie de nutella prend le pas sur l'envie de refermer les yeux, vers les coups de 12h-12h30, c'est quelque chose de magique et qu'il faut vivre.
Les Oh yeah Oh yeah aussi, même si j'ai pu plus crier pendant Deportivo, y avait moins de monde. Par contre les Subways ont plus joué avec leur public sans se la péter, et eux aussi ils ont joué des nouveaux morceaux, mais c'est pas grave, hein ?

Posté par
Lord_Jago le 17.07.2008 à 23:42 [#16]
Non c'est pas grave. C'était bargame, mucho bueno, fucking awesome. Tout ce que tu veux mais bon quoi !
Posté par
shifty le 18.07.2008 à 09:55 [#17]
je sais pas si communion est le mot que j'aurais employer entre tiju et les restes du monde ... ;)
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mbfcs2 le 18.07.2008 à 11:15 [#18]
Ouep, j'aurais dit "Chemin de croix" moi.
Posté par
Lord_Jago le 18.07.2008 à 13:36 [#19]
Trop dur de se lever. Je sais pas comment vous faîtes. Z'êtes des surhommes !
Posté par
mbfcs2 le 18.07.2008 à 14:39 [#20]
"Lève toi, et marche"
(puis il rajouta : "Oh yeah, oh yeah")

Posté par
mbfcs2 le 22.07.2008 à 19:21 [#21]
Les Subways dans le Top3 de Marie, c'est peut-être ça la plus grosse blague de l'article :)
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